Au camping!

L’autre soir en zappant, je suis tombée par hasard sur NRJ 12 (d’ailleurs on tombe toujours par hasard dur NRJ 12, non ?), et le thème de l’émission culturelle proposée était « Le Camping ». J’allais zapper quand une scène attira particulièrement mon attention…Bon, j’avoue j’ai zappé quand même, mais, je n’ai pu m’empêcher de me remémorer ce souvenir, qui me fait toujours autant rire.

Pour bien comprendre, il faut se replacer dans le contexte.

Aujourd’hui, et ce depuis 10 ans maintenant, j’ai un super-héros-de-mari, mais à l’époque de la scène du camping, j’étais célibataire.

J’attendais mon prince. Et en même temps je ne voulais pas faire de concession, j’avais lu tout Alexandre Jardin, je ne voulais pas me contenter d’un amour en demi-teinte.

Mon entourage ne cessait de me répéter que je plaçais la barre trop haut, que je ne rencontrerai jamais personne, bref tout le monde était à fond derrière moi !

A mes côtés, pour m’accompagner pendant ces années d’attente (mais aussi de profonde rigolade il faut le dire !), j’avais mon infidèle compagnon, mon Bernardo des nuits folles : mon meilleur-ami-homo !!! Nous étions comme un couple, sans les inconvénients, bon ok sans les avantages non plus, mais nous étions bien ensemble. Nous sortions, nous regardions des mariages princiers en pyjama, nous partions en vacances, il m’offrait de beaux cadeaux et une répétition de mon rôle de princesse.

Un jour il m’invita à partir en week end en camping dans une petite ile du golfe du Morbihan. Surprise au départ par cette proposition saugrenue (il est plutôt 5 étoiles bling bling), j’ai vite compris que son nouveau boy friend  très nature-bio-tout-ça-tout-ça venait lui aussi en week end avec nous.

J’ai pensé que ça pouvait être une expérience sympa et qu’un peu de nature, de bon air ne me ferait pas de mal. Avant le départ j’ai eu droit à un tonitruant : « Tu ne vas pas nous faire chier avec une grosse valise, tes robes noires et toutes tes pompes, là bas c’est basket, jogging et short si il fait beau ». Ca tombait bien, j’ai toujours adoré ces tenues,  elles mettent si bien mon corps en rondeur, euh en valeur… Je m’arrête là, vous avez l’image…

Nous voilà donc tous les 3 sur les routes de l’ile en Vélo, le visage au soleil, les cheveux au vent (enfin surtout les miens !), j’avoue que c’était un super moment, et même le camping face à la plage avait son petit charme. Hors saison, il était quai désert, donc agréable !!!

Le soir après le diner, nous partons tous trois avec notre bassine de vaisselle, nos produits ménagers et bien sûr le fameux rouleau de papier hygiénique, accessoire indispensable, le must have du camping !!! Quand on y pense d’ailleurs, c’est drôle tous ces gens qui ne promènent, se saluent, discutent avec un rouleau de papier à la main !

Mes deux amis se dirigent vers la vaisselle quand je décide de les laisser un peu entre eux et de faire une petite pause toilette (oh le vilain prétexte pour ne pas faire la vaisselle !).

Je me retrouve donc assise tranquillement, vous savez dans ces fameuses toilettes ou l’on peut vous voir soit par le haut si on est vraiment très grand, soit par le bas si on est vraiment très très petit ou très très coquin… Avec en prime les conversations de mes deux amis, parce que oui en plus, le mur ne va pas jusqu’en haut…Non, Madame, les toilettes donnent directement sur le coin vaisselle.

Le camping une merveille d’intimité!

J’entendais donc toute leur conversation, comme si j’y étais, et là, au beau milieu de cette scène inhabituelle, me vint une idée….d’une gamine de 5 ans…

Me voilà donc à 25 balais en train de mouiller un gros paquet de papier hygiénique et de le lancer par dessus le mur sur mes amis… Aucune réaction… Je n’ai jamais su très bien viser il faut dire ! Je recommence 2, 3, 4, 5 fois de suite à balancer mes bombes mouillées, et toujours aucune réaction des amoureux qui continuent de discuter.

Je m’apprête à aller les retrouver, quand j’entends une voix masculine hurler en arrivant vers moi :  « Bon maintenant les gosses vous allez arrêter vos… »

Gros silence très très gênant…

J’ai face à moi un dieu vivant de 35 ans qui pensait lui, se retrouver face à une bande de gamins de 8, 10 ans tout au plus.

Il me regarde, excédé, puis consterné…

Moi, d’habitude si volubile, j’arrive juste à bredouiller un « Excusez moi, je voulais viser mes amis… »

Il ne sait que répondre tellement la situation est grotesque et préfère tourner les talons avec en fond sonore les gloussements de mes deux potes…

J’ai honte. Je voudrais disparaitre sous terre…

Inutile de vous dire que ce n’est pas ce jour là que je l’ai rencontré mon super-héros-de-mari…

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